DernIÈRES Nouvelles

02/2022 :
Amis marcheurs,

Le  jugement  du  16  novembre  2021, tant attendu par les usagers des chemins du Bois de Harre, est enfin tombé !
Et il nous est totalement favorable dans la mesure où  le  Juge  de  Paix  du  canton  de MARCHE-EN-FAMENNE constate  l'existence  des  servitudes  de  passage  d'utilité  publique  au  sein du  Bois  de  HARRE  conformément  aux tracés  des  chemins  1,  23,  25  et  34  repris  en  noir  sur  le  plan  du géomètre  OUDAR.
Comme, au  cours  de  la  procédure, le propriétaire exprimait ses craintes  que  les promeneurs  quittent  les  tracés  des  voiries  communales  pour  pénétrer  dans  son  bois  privé,  le Juge  ordonne aussi  à  la  Commune de MANHAY,  sous  astreinte,  de  veiller  par  tout  moyen  utile  (signalisation  adaptée,  balisage,  plaques  aux  entrées  du  bois,  prospectus  de  randonnée,  publication du  jugement  aux  valves  communales, ...)  à  faire respecter la  propriété  privée.
La  Commune  de  MANHAY et les usagers desdits chemins, mobilisés depuis tant d'années pour leur conservation, se  réjouissent  vivement  des  termes  de  ce  jugement  reconnaissant  l’existence  des  voiries  communales par l'usage du public pendant plus de trente ans.  Le  propriétaire a  décidé  d’interjeter  appel  devant le Tribunal de  Première  Instance.  En attendant,  la Commune a fait tout le nécessaire pour que les chemins soient accessibles, enlevé les entraves, placé des panneaux aux entrées du bois, balisé de piquets les chemins en quatre couleurs différentes. 

Trop heureux de ce jugement, le Collectif de défense des chemins du bois de Harre s'engage de son côté à soutenir la Commune en respectant les conditions du Juge, et en veillant, comme d'ailleurs il l'a toujours fait, à la tranquillité des lieux. 

En cas d'anomalie ou autre problème, une seule chose à faire prendre contact avec l'échevin de la Commune Claudy Huet  claudy.huet@manhay.org

Pour en voir plus : Le reportage TVLUX de ce vendredi 4 mars

11/2021 :
Amis marcheurs,

Le verdict du Juge de Paix de Marche-en Famenne est tombé ce 16 novembre en faveur de la Commune de Manhay, et donc des défenseurs des chemins du Bois de Harre. Un jugement remarquable, basé sur le décret de février 2014 sacralisant l'imprescriptibilité des chemins utilisés depuis trente ans ET tenant largement compte de nos témoignages. Voilà qui va réconcilier certains d'entre vous avec la Justice.
Nous voilà de nouveau usagers légitimes des chemins N°s 1,23,25, 34 des bois de Harre, (ceux en noir sur la carte du géomètre Oudar) ! Merci à vous tous qui avez suivi, soutenu, de diverses façons, ce combat de près de trente ans pour les plus âgés, lesquels ont gardé espoir et passé le relais à des plus jeunes. Merci encore à Itinéraires Wallonie toujours en première ligne dans notre lutte. Ce premier jugement sur le fond attestant d'une réalité de terrain est d'une importance capitale et fera jurisprudence même si le propriétaire ira encore en appel.

Cependant. Il nous est vivement demandé de patienter encore un peu (pas de diffusion sur les réseaux sociaux svp) jusqu'à ce que les barrières soient ôtées notamment sur la N° 1 actuellement entravée et que la Commune balise ses chemins avec panneaux et autres. Nous pourrions sans doute l'aider à ce travail... Sachez que de lourdes astreintes sont prévues pour toute personne qui se perdrait (?) ou s'aventurerait sur les chemins privés !! On a donc tout intérêt à bien savoir quels sont les chemins publics. On fêtera ça par de belles promenades c'est sûr mais pas encore dans l'immédiat. A bientôt pour d'autres nouvelles.

Pour d'autres détails et carte détaillée, rendez-vous sur : https://chemins.be

09/2020 :
Où en sommes-nous ?
Peut-on emprunter les sentiers ?

François - Depuis une dizaine d'années, le Collectif se bat pour garder publics les sentiers qui traversent le bois de Harre et relient plusieurs villages entre eux.
Fin 2018, la nouvelle majorité communale à Manhay nous a donné raison sur base d'une utilisation régulière de ces sentiers au cours des 30 dernières années. C'est la loi !
Sandrine - On s'en était tous réjouis. Mais il semble que le propriétaire n'ait pas bien pris la nouvelle ?
François - Il fallait s'y s'attendre, il a contesté la décision communale et, en attente du verdict de la Justice de paix devant laquelle il a porté l'affaire, il a placé des barrières aux entrées du bois.
Valérie - Quand le jugement est-il prévu ?
François - Le 6 octobre prochain. Et donc jusqu'à nouvel ordre, les sentiers sont toujours bel et bien publics : on peut les emprunter.
Sandrine - Tant mieux. Et si le garde s’interpose ?
François - On poursuit sa route. On lui répond qu'on marche sur des chemins publics.
Jean-Claude - Ces sentiers, je les utilise depuis près de 60 ans !! Comment imaginer qu’ils cessent d’être publics par la volonté d'une seule personne ?
François - Nous ne baissons pas les bras. Maintenant que la Commune a repris les rênes, nous sommes plus confiants.
Pierre - L'affaire est suivie par tous les milieux concernés : grands propriétaires terriens, communes, associations de défense des sentiers… Cela pourrait influencer l'issue d'autres affaires semblables.
Jean-Claude - Si tous les grands propriétaires se mettent à fermer leur bois,
ce serait dommageable pour l'ensemble de la population. Plus que jamais aujourd'hui, les forêts et leurs sentiers publics doivent rester accessibles aux usagers. C'est un combat primordial !
François - Nous sommes de plus en plus nombreux à le penser ! Faisons confiance à la Justice !

12/2019 :
La saga des sentiers publics du Bois de Harre à un tournant historique avec le vote du Conseil communal de Manhay de ce 18 décembre 2019.

Il faut retourner en arrière – en 2010 - lorsque le Collège communal décide de déclasser près de six kilomètres de sentiers publics traversant le Bois de Harre (N° 1, 25, 23, 34). Avant cette date les demandes de rachat faites par la famille Wilms, propriétaire du bois de Harre, avaient toujours été rejetées par les bourgmestres de Manhay (Joseph Bosmans, Antoine Duquesne...)
En 2006, Robert Wuidar entre en fonction et en 2010 commencent les tractations entre la Commune et A. Wilms qui va jusqu’à accepter de verser 600.000 euros en échange (Voyez la vidéo télé–Luxembourg). Les usagers protestent, manifestent, envoient des lettres, une pétition circule... plus tard, des toutes-boîtes. Les conseils communaux sont chauds... La guéguerre se poursuit pendant plusieurs années entre Commune (Wuidar est réélu de justesse pour un second mandat) et les défenseurs de ce patrimoine.



En septembre 2017, A. Wilms porte l’affaire devant le Tribunal de Paix de la Roche.
La Commune s’y rend sans avocat ?! Personne n’est avisé, pas même l’opposition.
Ce jugement, qui avait surpris tout le monde, constate la disparition des chemins publics tels qu’ils figurent à l’Atlas 1841 (qui fait référence) et l’utilisation par les usagers de chemins privés.

En 2018, changement de majorité, Marc Generet devient bourgmestre. La politique des sentiers change du tout au tout.


Et ce 18 décembre 2019, suite à une requête introduite à la Commune par l’ASBL Itinéraires Wallonie et le Collectif de défense des sentiers, le Conseil vote, majorité contre opposition, (sur base du décret du 6 février 2014 relative à la voirie communale) la reconnaissance d’usage trentenaire des sentiers pour lesquels les usagers se battent depuis plus de quinze ans.

Que penser à présent du Jugement du Tribunal de paix qui, il faut bien le dire, avait déstabilisé les marcheurs et autorisé le garde à placer des barrières aux entrées principales ? EN FAIT, il reconnaît que les chemins privés -- très proches et parallèles à ceux de l’Atlas, se confondant même à certains endroits avec les tracés de celui-ci -- sont bel et bien utilisés depuis longtemps : autrement dit, le jugement reconnait lui aussi l’usage trentenaire dont nous nous réclamons !




Le collectif de défense des chemins et la Commune ont maintenant prouvé que le public utilise les chemins déviés depuis plus de trente ans. La Commune va donc pouvoir faire ôter les entraves actuelles par arrêté de police.


Le propriétaire des bois, Alfred Wilms, va-t-il enfin accepter la situation ou utiliser des derniers recours possibles ? Histoire encore à suivre. Mais cette fois, avec La Commune de nouveau à la barre et ce décret de 2014 consacrant l’imprescriptibilité des sentiers utilisés depuis plus de trente ans, le vent a tourné dans le bon sens. Il était temps !

Participez a la mobilisation
citoyenne !

Ce combat est le nôtre, le vôtre, celui de chacun d'entre nous.
Il est important de diffuser le message vers le plus grand nombre, de le poster sur vos réseaux sociaux, d’enfoncer le clou sans vous lasser, de prendre exemple sur la résistance au Larzac qui elle aussi a duré plus de dix ans !

info@cheminsavendre.be

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(Collectif de défense des chemins et sentiers publics du Bois de Harre).