DernIÈRES Nouvelles

12/2019 :
La saga des sentiers publics du Bois de Harre à un tournant historique avec le vote du Conseil communal de Manhay de ce 18 décembre 2019.

Il faut retourner en arrière – en 2010 - lorsque le Collège communal décide de déclasser près de six kilomètres de sentiers publics traversant le Bois de Harre (N° 1, 25, 23, 34). Avant cette date les demandes de rachat faites par la famille Wilms, propriétaire du bois de Harre, avaient toujours été rejetées par les bourgmestres de Manhay (Joseph Bosmans, Antoine Duquesne...)
En 2006, Robert Wuidar entre en fonction et en 2010 commencent les tractations entre la Commune et A. Wilms qui va jusqu’à accepter de verser 600.000 euros en échange (Voyez la vidéo télé–Luxembourg). Les usagers protestent, manifestent, envoient des lettres, une pétition circule... plus tard, des toutes-boîtes. Les conseils communaux sont chauds... La guéguerre se poursuit pendant plusieurs années entre Commune (Wuidar est réélu de justesse pour un second mandat) et les défenseurs de ce patrimoine.



En septembre 2017, A. Wilms porte l’affaire devant le Tribunal de Paix de la Roche.
La Commune s’y rend sans avocat ?! Personne n’est avisé, pas même l’opposition.
Ce jugement, qui avait surpris tout le monde, constate la disparition des chemins publics tels qu’ils figurent à l’Atlas 1841 (qui fait référence) et l’utilisation par les usagers de chemins privés.

En 2018, changement de majorité, Marc Generet devient bourgmestre. La politique des sentiers change du tout au tout.


Et ce 18 décembre 2019, suite à une requête introduite à la Commune par l’ASBL Itinéraires Wallonie et le Collectif de défense des sentiers, le Conseil vote, majorité contre opposition, (sur base du décret du 6 février 2014 relative à la voirie communale) la reconnaissance d’usage trentenaire des sentiers pour lesquels les usagers se battent depuis plus de quinze ans.

Que penser à présent du Jugement du Tribunal de paix qui, il faut bien le dire, avait déstabilisé les marcheurs et autorisé le garde à placer des barrières aux entrées principales ? EN FAIT, il reconnaît que les chemins privés -- très proches et parallèles à ceux de l’Atlas, se confondant même à certains endroits avec les tracés de celui-ci -- sont bel et bien utilisés depuis longtemps : autrement dit, le jugement reconnait lui aussi l’usage trentenaire dont nous nous réclamons !




Le collectif de défense des chemins et la Commune ont maintenant prouvé que le public utilise les chemins déviés depuis plus de trente ans. La Commune va donc pouvoir faire ôter les entraves actuelles par arrêté de police.


Le propriétaire des bois, Alfred Wilms, va-t-il enfin accepter la situation ou utiliser des derniers recours possibles ? Histoire encore à suivre. Mais cette fois, avec La Commune de nouveau à la barre et ce décret de 2014 consacrant l’imprescriptibilité des sentiers utilisés depuis plus de trente ans, le vent a tourné dans le bon sens. Il était temps !

Participez a la mobilisation
citoyenne !

Ce combat est le nôtre, le vôtre, celui de chacun d'entre nous.
Il est important de diffuser le message vers le plus grand nombre, de le poster sur vos réseaux sociaux, d’enfoncer le clou sans vous lasser, de prendre exemple sur la résistance au Larzac qui elle aussi a duré plus de dix ans !

info@cheminsavendre.be

Soutenez par un don l'action du collectif

Notre compte Triodos : BE74 5230 8085 2407
(Collectif de défense des chemins et sentiers publics du Bois de Harre).